Un studio parisien de 10 m² agrandi par des façades en miroirs
Dans une ancienne chambre de service du XVIe, l’agence Bàti Bàti a marié noyer, quartzite et miroirs pour offrir cuisine, salle de bains et vrai couchage.

En bref
- Le studio occupe une ancienne chambre de service en rez-de-chaussée, dans un immeuble des années 1960.
- L’agence Bàti Bàti a installé des façades en miroirs pour éclaircir le noyer foncé.
- Un canapé-lit sur mesure se déplie en couchage de 160 cm.
- Une porte à galandage arrondie sépare la salle de bains de la pièce à vivre.
Pour faire passer un studio de 10 m² pour un grand appartement, l’agence Bàti Bàti a joué sur trois leviers : des façades de rangement en miroirs, des matières nobles et une répartition des fonctions de part et d’autre de la pièce. Le projet, relaté par AD Magazine, se situe dans le XVIe arrondissement de Paris.
Une chambre de service sans lumière, un bois sombre
Le logement est une ancienne chambre de service, en rez-de-chaussée, dans un immeuble des années 1960. Elle fait partie d’une rangée de studios identiques, autrefois occupés par le personnel du bâtiment. Dans le XVIe, les surfaces de 10 m² ne sont pas rares, mais elles profitent d’ordinaire de la clarté des derniers étages. Ici, les architectes d’intérieur ont dû composer avec une surface minuscule et une faible lumière naturelle.
L’agence est phocéenne et gravite entre Paris, Marseille et la Côte d’Azur. Ses cofondateurs, Victoria et Damien, expliquent : « Bàti-bàti signifie ‘coup de cœur’ en provençal ». La demande de départ était d’éclaircir l’espace, alors même que la propriétaire souhaitait du noyer, une essence plutôt foncée.
Toilettes, lave-linge et cuisine dans 10 m²
Premier obstacle : le studio ne comptait pas de cabinet de toilettes. Il a fallu en créer un, ainsi qu’accueillir une machine à laver et un sèche-linge, au prix de quelques mètres carrés. Les commodités ont alors été réparties de chaque côté : d’un côté, la cuisine prolongée par la salle de bains ; de l’autre, le coin nuit entouré de rangements.
La salle de bains est séparée de la pièce à vivre par une porte à galandage arrondie en bois, qui libère du volume. Le sol en béton ciré se prolonge jusque dans cette petite pièce, qui l’affiche sur toutes ses surfaces.
Les matériaux et leur effet
Le noyer, le métal et la pierre dialoguent : un bois sombre, un métal plus foncé que l’inox et une pierre lumineuse. Selon l’agence, « l’investissement dans des finitions et des matières raffinées fait la différence ». Les miroirs, eux, répondent à l’objectif de clarté : « Nous avons choisi des façades de rangement en miroirs pour éclaircir l’espace ».
| Élément | Rôle dans le studio |
|---|---|
| Placage de noyer | Apporte de la chaleur autour du coin nuit et crée, avec les miroirs, l’illusion d’une surface plus vaste |
| Façades en miroirs | Amplifient la lumière et agrandissent visuellement le lieu |
| Cuisine en métal aux reflets titane | Reprend les reflets dans un aspect volontairement vieilli, pour le côté chic recherché |
| Encadrement en quartzite Taj Mahal | Pierre lumineuse qui fait pendant au bois et au métal |
| Béton ciré | Unifie le sol et habille toute la salle de bains |
| Poignées en petites boules | Dessinées sur mesure, comme des bijoux selon l’agence |
Les couleurs claires complètent ce dispositif : avec les miroirs et le métal, elles maximisent la lumière dans un lieu qui en reçoit peu.
Illustration générée par IA
